Intégration · Adresses et géocodage

Géocoder et fiabiliser les adresses de votre logiciel avec la Géoplateforme

Le service de géocodage de la Géoplateforme, opéré par l'IGN, a pris le relais de l'API Adresse : un logiciel métier lui envoie une adresse et reçoit ses coordonnées, ou l'inverse, à partir de la Base Adresse Nationale, en accès ouvert. Il couvre aussi l'autocomplétion pendant la saisie, les points d'intérêt, les parcelles cadastrales et le géocodage de fichiers CSV.

L'essentiel

  • Le service de géocodage de la Géoplateforme répond sur data.geopf.fr/geocodage, dans la limite de 50 requêtes par seconde depuis une même adresse IP.
  • L'autocomplétion de la Géoplateforme, conçue pour la saisie au fil de l'eau, est limitée à 10 requêtes par seconde par adresse IP.
  • Le géocodage par lot synchrone de la Géoplateforme accepte des fichiers UTF-8 de moins de 50 Mo ou 200 000 lignes ; le mode asynchrone va jusqu'à 1 Go.
  • Dans le géocodeur de la Géoplateforme, les adresses de la BAN sont rafraîchies chaque semaine, les points d'intérêt et les parcelles chaque trimestre.
  • La Base Adresse Nationale est construite d'abord par les communes, seules compétentes en matière d'adressage, et diffusée sous Licence Ouverte 2.0.

De l'API Adresse au géocodeur de l'IGN : qu'est-ce qui a changé ?

Les développeurs français ont longtemps appelé « API Adresse » le service public de géocodage bâti sur la Base Adresse Nationale (BAN). Ce service est désormais celui de la Géoplateforme, dont le producteur est l'IGN : le site national de l'adresse, adresse.data.gouv.fr, le présente sous le nom « Service de géocodage Géoplateforme », et une réponse publiée en juin 2026 dans les discussions de sa fiche data.gouv.fr confirme qu'il remplace l'API Adresse.

Pour un logiciel déjà branché sur l'ancienne adresse, le travail consiste à basculer vers data.geopf.fr/geocodage, à contrôler les paramètres utilisés et à relancer les tests. Pour un nouveau projet, on part directement sur la Géoplateforme.

Les opérations disponibles et leurs limites

OpérationPoint d'appelCe qu'elle faitLimite publiée
Géocodage direct/geocodage/searchAdresse ou nom de lieu vers coordonnées50 requêtes par seconde par IP
Géocodage inverse/geocodage/reverseCoordonnées vers les adresses, lieux ou parcelles les plus prochesMême limite
Autocomplétion/geocodage/completionSuggestions pendant la frappe, de 1 à 15 réponses10 requêtes par seconde par IP
Lot synchroneFichier CSV envoyé en POSTGéocodage de masseMoins de 50 Mo ou 200 000 lignes
Lot asynchroneProjets en plusieurs étapesTrès gros volumesJusqu'à 1 Go
Description du service/geocodage/getcapabilitiesListe des opérations, ressources et options

Trois index sont interrogeables : les adresses (address), les points d'intérêt (poi) et les parcelles cadastrales (parcel). Des filtres restreignent la recherche, par exemple au code commune Insee (citycode). L'autocomplétion accepte en plus une restriction au territoire (métropole, outre-mer, départements, codes postaux) et une position qui favorise les résultats proches. La fiche data.gouv.fr affiche un taux de disponibilité de 99,5 %.

Le service s'utilise en accès ouvert. Pour le géocodage asynchrone, un mode authentifié, par un espace de travail Géoplateforme et OAuth2, permet de demander au support des quotas d'envoi et de calcul plus élevés.

D'où viennent les données, et à quel rythme sont-elles rafraîchies ?

IndexSourceRafraîchissement dans le service
AdressesBase Adresse Nationale (BAN)Hebdomadaire
Points d'intérêtBD TOPO de l'IGNTrimestriel
ParcellesParcellaire Express (PCI)Trimestriel

La BAN est l'un des jeux de données de référence du service public des données. Elle est construite d'abord par les communes, seules compétentes en matière d'adressage, et son exploitation est pilotée par l'IGN. Conséquence pratique : la rue nouvelle d'un lotissement n'existe dans le géocodeur qu'une fois déclarée par la commune, puis intégrée à la mise à jour hebdomadaire. Un logiciel qui gère des chantiers neufs doit donc accepter une adresse saisie à la main, avec un point placé sur la carte. La qualité des libellés dépend aussi des communes : une discussion de juin 2026 sur data.gouv.fr porte sur des noms de voies saisis en minuscules par une collectivité.

Cinq flux où le géocodage fait gagner du temps

  1. L'adresse juste dès la saisie. Dans le logiciel d'une entreprise de services à domicile, la secrétaire tape « 12 rue des Tan » ; l'autocomplétion propose les adresses existantes, et la fiche du bénéficiaire enregistre l'adresse normalisée, ses coordonnées et le code commune. Voir notre page logiciel de services à domicile.
  2. Les tournées du lendemain. Les interventions sont géocodées à leur création ; le planificateur voit les points sur une carte et regroupe les visites par secteur, comme décrit sur notre page planning des équipes de techniciens.
  3. Le rapport localisé. Sur place, l'application mobile du technicien envoie sa position ; le géocodage inverse renvoie l'adresse la plus proche, qui s'inscrit dans le rapport d'intervention.
  4. La parcelle d'un projet. Un installateur de panneaux solaires ou une coopérative agricole retrouve la parcelle cadastrale à partir d'un point, et la rattache au dossier.
  5. Le fichier historique avant migration. Avant de quitter un vieux logiciel, les adresses clients sont passées en lot CSV ; celles que le service ne reconnaît pas partent dans une liste de reprise, au lieu d'encombrer le nouvel outil. La méthode complète figure dans notre guide pour migrer les données d'un ancien logiciel.

Débit, erreurs et données personnelles : ce qu'il faut prévoir

  • Le débit : 50 requêtes par seconde pour le géocodage, 10 pour l'autocomplétion, par adresse IP. Un serveur qui géocode pour tous les utilisateurs d'un logiciel partage ces quotas : il faut une file d'attente et, pour l'autocomplétion, un court délai de frappe avant chaque appel.
  • Les recherches trop vagues : selon des échanges publiés en février 2026 dans les discussions de la fiche data.gouv.fr, une recherche lancée sur un début de texte très générique peut dépasser le temps limite et renvoyer une erreur 504 ; la réponse renvoie vers le service d'autocomplétion, dédié à la saisie au fil de la frappe.
  • Le choix du bon candidat : le service peut proposer plusieurs adresses ; le logiciel fixe une règle (accepter seul ou demander confirmation) et garde la trace de l'adresse saisie d'origine.
  • Les indisponibilités : la saisie ne doit jamais être bloquée par un géocodeur qui ne répond pas. L'adresse est enregistrée, et le géocodage repasse plus tard.
  • Les données personnelles : l'adresse d'un particulier, et plus encore la position d'un salarié, sont des données personnelles. Leur traitement figure dans votre registre, et la géolocalisation des salariés obéit à des règles propres ; voir notre guide RGPD et logiciel métier.

Géocodeur public, service international ou outil sans développement ?

Pour géocoder une fois un fichier de quelques centaines de lignes, le géocodeur CSV en ligne du site national de l'adresse suffit, sans aucun développement. Pour un logiciel qui ne traite que des adresses françaises, le service de la Géoplateforme est la source de référence, puisqu'il s'appuie sur la BAN. Si votre logiciel gère aussi des adresses à l'étranger, ou s'il a besoin d'itinéraires et de temps de trajet, un service international comme celui décrit sur notre page intégration Google Maps Platform devient nécessaire, souvent en complément plutôt qu'en remplacement.

Ce que YMHB Web intègre dans votre logiciel

YMHB Web traite le géocodage comme un module à part de votre logiciel : il appelle la Géoplateforme, met en cache les adresses déjà résolues, respecte les limites de débit et journalise les adresses non reconnues dans un écran de correction. Le code est déposé chez vous, documenté et vous appartient au paiement intégral, et le suivi des évolutions du service (paramètres, points d'appel, nouveaux index) fait partie de la maintenance de vos intégrations par API.

Questions fréquentes

L'API Adresse existe-t-elle encore ?

Le service historiquement appelé API Adresse a été repris par le service de géocodage de la Géoplateforme, dont le producteur est l'IGN, sur data.geopf.fr/geocodage. Le site national de l'adresse le présente sous le nom « Service de géocodage Géoplateforme », et une réponse publiée en juin 2026 sur sa fiche data.gouv.fr confirme qu'il remplace l'API Adresse. Un logiciel encore branché sur l'ancienne adresse doit être vérifié et basculé.

Faut-il une clé pour utiliser le géocodage de la Géoplateforme ?

Non pour l'usage courant : la fiche officielle sur data.gouv.fr présente le service de géocodage de la Géoplateforme en accès ouvert, limité à 50 requêtes par seconde depuis une même adresse IP. Un mode authentifié, par un espace de travail Géoplateforme et OAuth2, existe pour le géocodage asynchrone de gros fichiers : il permet de demander au support des quotas d'envoi et de calcul plus élevés.

Peut-on géocoder un fichier Excel d'adresses ?

Oui, après l'avoir enregistré en CSV encodé en UTF-8. Le géocodage par lot synchrone de la Géoplateforme accepte des fichiers de moins de 50 Mo ou de 200 000 lignes, et un traitement asynchrone par projets va jusqu'à 1 Go. Pour un besoin ponctuel, le géocodeur CSV en ligne du site adresse.data.gouv.fr évite tout développement.

Le géocodage de la Géoplateforme fonctionne-t-il pour les adresses étrangères ?

Le service de géocodage de la Géoplateforme s'appuie sur la Base Adresse Nationale, le référentiel des adresses françaises, ainsi que sur la BD TOPO et le Parcellaire Express de l'IGN. Il est conçu pour la France, métropole et outre-mer. Pour des adresses situées à l'étranger, un logiciel doit compléter avec un autre service de géocodage, de portée internationale.

À quelle fréquence les adresses sont-elles mises à jour ?

Dans le service de géocodage de la Géoplateforme, les adresses issues de la Base Adresse Nationale sont mises à jour chaque semaine, les points d'intérêt de la BD TOPO et les parcelles du Parcellaire Express chaque trimestre. Une adresse nouvelle n'apparaît qu'une fois déclarée par la commune, seule compétente en matière d'adressage, puis intégrée lors de la mise à jour suivante.

À lire aussi

Sources

  1. data.gouv.fr, API Géoplateforme - Géocodage (fiche officielle de l'IGN et discussions)
  2. cartes.gouv.fr, Utiliser les services de la Géoplateforme : géocodage
  3. cartes.gouv.fr, Utiliser les services de la Géoplateforme : autocomplétion
  4. data.gouv.fr, Base Adresse Nationale (BAN)
  5. adresse.data.gouv.fr, Outils et services (service de géocodage Géoplateforme, géocodeur CSV)

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