Quels services web Mondial Relay met-il à disposition ?
Mondial Relay publie deux documents techniques qui se complètent. Le premier, « Web Service Mondial Relay » (version V-5.14 de janvier 2025), décrit un service SOAP historique, hébergé sur api.mondialrelay.com. Le second, « Web Service Dual Carrier » (version V-2.7.1 de juin 2024), décrit l'API de création d'expéditions vers laquelle Mondial Relay oriente toute nouvelle intégration.
| Service | Protocole | Ce qu'il fait |
|---|---|---|
| WSI4_PointRelais_Recherche | SOAP, XML | Cherche des Points Relais autour d'un code postal ou de coordonnées GPS, ou renvoie la fiche d'un point précis |
| WSI2_RechercheCP | SOAP, XML | Retrouve les communes d'un code postal (15 résultats au plus) |
| WSI2_TracingColisDetaille | SOAP, XML | Donne le suivi détaillé d'un colis |
| WSI2_STAT_Label | SOAP, XML | Traduit un code statut en libellé lisible |
| API Dual Carrier (shipment) | REST, XML | Crée l'expédition aller ou retour, calcule le routage et renvoie l'étiquette |
Le point à connaître avant tout chiffrage : la documentation V-5.14 indique que les comptes créés à partir du 23 décembre 2024 sont bloqués pour la création d'expédition par le service SOAP. Un projet lancé en 2026 combine donc le service SOAP (points et suivi) et l'API Dual Carrier (expéditions). La livraison à domicile, elle aussi, passe par l'API Dual Carrier et non par le service SOAP.
Modes de livraison, formats d'étiquettes et limites publiées
L'API Dual Carrier identifie chaque prestation par un code de mode, que votre logiciel stocke sur la commande.
- 24R : livraison en Point Relais ; 24L : Point Relais XL, qui accepte le multi-colis ;
- HOM : livraison à domicile ;
- REL : collecte du colis déposé par l'expéditeur dans un Point Relais ; CCC : collecte chez le marchand ;
- LCC : livraison chez le marchand, utilisée notamment pour les retours ;
- XOH : livraison le lendemain, qui demande en plus une action EDI selon la documentation.
| Élément | Valeur publiée par Mondial Relay |
|---|---|
| Formats d'étiquette | PDF en 10x15, A4 ou A5 (renvoyé sous forme d'URL), ZPL 10x15 en 200 dpi (encodé en base64), IPL 10x15 en 204 dpi |
| Poids minimal | 10 g dans l'API Dual Carrier |
| Poids maximal en 24R | 25 kg selon le Web Service V-5.14 |
| Recherche de Points Relais | 30 résultats au plus, rayon de 50 km par défaut, 100 km au plus en 24R et 24L, 75 km en REL |
| Champs d'adresse (API Dual Carrier) | numéro et rue 40 caractères selon le tableau des champs (le libellé de l'erreur 10063 indique 30), ville 30, code postal 10, numéro de commande 15 |
| Contre-remboursement | retiré de l'API Dual Carrier (mention « End of COD » dans la version V-2.7 de février 2023) |
Mondial Relay ne publie pas de quota chiffré en requêtes par minute dans ces documents, mais pose une règle claire : pas de traitement par lots, des appels répartis sur la journée.
Comment s'authentifier et tester sans expédier de vrais colis ?
Les deux services n'utilisent pas le même mécanisme d'accès.
- Service SOAP : Mondial Relay fournit un code enseigne de 8 caractères et une clé privée. Chaque appel porte un paramètre Security, empreinte MD5 en majuscules de la concaténation des paramètres envoyés, dans l'ordre de la documentation, suivis de la clé privée. Une erreur dans cet ordre renvoie le code 97 (clé de sécurité incorrecte). La documentation fournit des identifiants de test publics.
- API Dual Carrier : chaque requête contient un bloc Context avec un identifiant, un mot de passe et le numéro client (CustomerId, 8 caractères). Ces identifiants se génèrent dans l'espace professionnel Connect de Mondial Relay, rubrique Administration, puis configuration des API.
- Bac à sable : l'API Dual Carrier dispose d'une adresse sandbox (connect-api-sandbox.mondialrelay.com) distincte de l'adresse de production.
- Validation : toute étiquette imprimée par le marchand doit être validée par Mondial Relay avant l'envoi des premiers colis.
Aucun des deux documents ne décrit de webhook. Les changements d'état d'un colis se lisent en interrogeant le suivi : code 80 pour un colis enregistré, 81 en traitement chez Mondial Relay, 82 livré, 83 anomalie.
Cinq circuits de colis qu'une PME automatise avec Mondial Relay
- Le choix du point au moment de la commande. Le client tape son code postal ; le logiciel appelle la recherche de Points Relais et affiche les points proposés. L'identifiant du point choisi est enregistré sur la commande.
- L'étiquette à la fin de la préparation. Quand le préparateur valide le colis et saisit le poids réel, le logiciel crée l'expédition par l'API Dual Carrier et envoie le ZPL directement à l'imprimante thermique du poste d'emballage. Le numéro d'expédition revient dans la commande et part dans l'e-mail au client.
- Le retour produit. Un client qui renvoie une pièce sous garantie reçoit une étiquette de retour : dépôt en Point Relais, livraison à l'entrepôt. Le SAV le voit arriver.
- Le colis bloqué. Une tâche planifiée relève le suivi des colis en cours plusieurs fois par jour, en étalant les appels. Un statut 83 crée une alerte au service client ; un statut 82 clôt la commande.
- Le colis volumineux. Un fabricant de mobilier en kit qui expédie en plusieurs cartons bascule automatiquement vers le mode 24L, qui accepte le multi-colis.
Ces circuits prolongent la suppression des doubles saisies entre boutique, préparation et service client.
Doublons d'étiquettes, adresses refusées, données des destinataires : les points d'attention
- L'expédition créée deux fois : si la réponse de l'API se perd après la création, un nouvel essai produit une seconde étiquette. Le logiciel enregistre la tentative avant l'appel et rapproche les expéditions par numéro de commande avant de recommencer.
- Les erreurs métier : l'API Dual Carrier distingue les erreurs techniques, qui lèvent une exception, des erreurs et avertissements métier regroupés dans une liste de statuts. Une adresse trop longue ou un téléphone mal formaté selon les règles du pays doit arriver dans un écran de correction, pas dans un journal que personne ne lit.
- Les identifiants : la clé privée et le mot de passe de l'API restent hors du code source, dans un coffre de secrets, et sont changés si un prestataire quitte le projet.
- Les données personnelles : nom, adresse et téléphone du destinataire figurent dans chaque requête. La CNIL recommande de conserver les journaux techniques sur une période glissante de six mois à un an et de ne pas y enregistrer de données personnelles de façon excessive : le journal garde le numéro de commande et le statut, pas l'adresse complète.
Pour inscrire ce traitement dans votre registre, notre guide RGPD et logiciel métier détaille les obligations.
Module de boutique, plateforme multi-transporteurs ou connexion développée ?
Si votre boutique tourne sur une solution du marché et que Mondial Relay est votre seul transporteur, vérifiez d'abord si un module Mondial Relay existe pour cette solution et ce qu'il couvre réellement : recherche de points, étiquettes, retours. Si vous expédiez avec plusieurs transporteurs, une plateforme d'expédition centralise les étiquettes, comme le montre notre page sur l'intégration Sendcloud.
Le développement direct se justifie dans trois cas : la commande naît dans un logiciel métier spécifique (gestion commerciale maison, application de vente), le choix du transporteur suit des règles propres (poids, destination, valeur, délai), ou les retours doivent remonter dans le SAV avec leur motif. Il est aussi pertinent quand Mondial Relay cohabite avec un transporteur express : la même logique d'expédition pilote alors les deux, comme sur une intégration Chronopost.
Ce que YMHB Web livre sur une intégration Mondial Relay
YMHB Web a déjà relié une boutique à un transporteur par ses services web : sur le projet APARO de pièces Peugeot Motocycles, les expéditions sont créées par les services web Chronopost, avec un jeu de test validé par Chronopost avant la production. Une intégration Mondial Relay suit la même discipline.
- Le compte, l'enseigne, la clé privée et les identifiants Connect restent à votre nom.
- Le code de la connexion, qui vous appartient au paiement intégral, est déposé chez vous et documenté : modes utilisés, correspondance des statuts, règles de choix du mode.
- Les planches d'étiquettes sont soumises à Mondial Relay pour validation avant le premier envoi réel.
- Un tableau de suivi liste les expéditions en erreur et les colis en anomalie, avec reprise manuelle possible.
- Les nouvelles versions des documents Mondial Relay sont suivies dans le cadre de la maintenance de vos API et intégrations.
Questions fréquentes
Mondial Relay propose-t-il une API REST en JSON ?
Non, pas dans les documents techniques publiés par Mondial Relay et consultés en octobre 2026. Le Web Service historique de Mondial Relay fonctionne en SOAP, et l'API Dual Carrier, qui crée les expéditions, est une API REST qui échange uniquement du XML. Un logiciel métier écrit en Node.js ou en PHP s'en accommode très bien, à condition de valider le XML avant l'envoi, comme Mondial Relay le demande.
Peut-on encore créer des étiquettes avec l'ancien Web Service Mondial Relay ?
Selon la documentation V-5.14 de janvier 2025, les comptes Mondial Relay créés à partir du 23 décembre 2024 ne peuvent plus créer d'expédition avec le Web Service SOAP, dont les méthodes de création ne conviennent plus à une nouvelle intégration. Les expéditions passent par l'API Dual Carrier. Le service SOAP reste utile pour rechercher les Points Relais et suivre les colis.
Mondial Relay envoie-t-il des notifications quand un colis est livré ?
Les documents techniques de Mondial Relay ne décrivent pas de webhook. Pour connaître l'état d'un colis, le logiciel interroge le service de suivi détaillé, qui renvoie un code : 80 colis enregistré, 81 en traitement, 82 livré, 83 anomalie. Il faut donc une tâche planifiée qui relève les colis en cours, en étalant les appels sur la journée comme le demande Mondial Relay.
Comment tester une intégration Mondial Relay ?
L'API Dual Carrier de Mondial Relay possède une adresse sandbox, connect-api-sandbox.mondialrelay.com, distincte de l'adresse de production. Le Web Service SOAP fournit aussi des identifiants de test dans sa documentation. Avant le premier envoi réel, Mondial Relay exige de valider les étiquettes imprimées par le marchand : cette étape doit figurer dans le planning de mise en service.
Quel poids maximum pour un colis Mondial Relay en Point Relais ?
Le Web Service Mondial Relay V-5.14 indique un poids maximal de 25 kg pour le mode 24R, la livraison standard en Point Relais. Le poids se transmet en grammes, avec un minimum de 10 g dans l'API Dual Carrier. Pour les envois en plusieurs cartons, Mondial Relay propose le mode 24L, Point Relais XL, qui accepte le multi-colis ; certaines options dépendent du contrat signé avec Mondial Relay.
