Intégration · Paie

Relier votre logiciel métier à PayFit : ce que l'API permet vraiment

PayFit se connecte à un logiciel métier par une API REST qui lit collaborateurs, contrats, absences, bulletins et journal de paie, et qui crée des absences validées ou, en France, de nouveaux salariés. Selon la documentation de PayFit, une entreprise cliente y accède par une clé créée par un administrateur, tandis que l'accès partenaire en OAuth 2.0 suppose une validation que PayFit, en octobre 2026, n'accordait temporairement plus aux nouvelles demandes.

L'essentiel

  • Une entreprise cliente de PayFit se connecte à l'API avec une clé créée par un administrateur, limitée à sa propre entreprise et affichée une seule fois.
  • L'API PayFit accepte par défaut 50 lectures et 20 écritures par seconde et par application, et renvoie une erreur 429 au-delà.
  • Une absence envoyée à PayFit par l'API est enregistrée comme validée et ne se modifie pas : il faut l'annuler puis la recréer.
  • Le journal de paie PayFit se collecte chaque mois après le passage de la paie, aucun webhook ne signalant encore la fin de paie.
  • YMHB Web construit la liaison sur une clé PayFit au nom du client, avec les seuls périmètres utiles et un journal des échanges.

Clé d'API ou OAuth 2.0 : quelle porte pour votre projet ?

Le choix dépend de qui développe, et pour qui. La documentation développeur de PayFit décrit deux accès distincts.

CritèreClé d'API (client)OAuth 2.0 (partenaire)
Pour quiL'entreprise qui utilise PayFit et y relie ses propres outilsL'éditeur qui propose son intégration à tous les clients PayFit
ObtentionUn administrateur la crée dans la page de configuration des intégrations, onglet « API access »PayFit valide les cas d'usage puis remet un client_id et un client_secret
PérimètreVotre seule entreprise, avec les droits (scopes) cochés à la créationL'entreprise de l'administrateur qui accepte la demande, dans la liste de scopes validée
EnvoiEn-tête Authorization: BearerJeton obtenu en échange du code d'autorisation
TestAucun environnement décritEntreprise de démonstration remise aux partenaires acceptés

Deux détails pèsent sur la conception. La clé n'est affichée qu'une fois : PayFit ne permet pas de la relire. Côté OAuth, une entreprise ne peut détenir qu'un jeton par client_id, et en générer un nouveau remplace l'ancien. Surtout, la page « How to become a partner », consultée en octobre 2026, indique qu'en raison d'une forte demande, PayFit n'accepte temporairement plus de nouvelles demandes d'intégration, sans donner de date de réouverture : la situation peut évoluer, elle se vérifie sur cette page. Pour une PME qui relie un outil interne à sa propre paie, la clé d'API reste donc la voie réaliste.

Quelles données de paie un programme peut-il lire ou écrire ?

La référence de l'API, servie depuis partner-api.payfit.com, classe ses appels par objet. Plusieurs ne valent que pour la France, PayFit opérant aussi au Royaume-Uni et en Espagne.

ObjetLectureÉcriture
EntrepriseFiche, statut de paie, journal comptable (France), documents, fichier de paiementRéservée aux partenaires (mutuelle, déclarations)
CollaborateursListe, fiche, bulletins de paie (lien vers le PDF), titres-restaurant (France)Création d'un collaborateur (France)
ContratsListe, détail, temps travaillé par contrat (France)Création d'un contrat (France), mutuelle et prévoyance
AbsencesAbsences approuvées, par entreprise ou par contratCréation d'une absence validée, annulation

Les droits sont découpés finement : informations générales des collaborateurs (collaborators:read), données personnelles, numéro de sécurité sociale, coordonnées bancaires, contrats, comptabilité (accounting:read) et temps (time:read, limité pour l'instant aux jours travaillés). Écrire une absence demande time:write. Les réponses sont en JSON avec gestion des ETag, et la spécification OpenAPI v3 se télécharge depuis le portail développeur.

Les règles de l'API qui façonnent la liaison

  • Débit. PayFit limite par défaut chaque application cliente à 50 requêtes de lecture et 20 requêtes d'écriture par seconde. Au-delà, l'API répond 429 avec le message « API rate limit exceeded », et PayFit recommande d'attendre avant de réessayer ; les en-têtes X-RateLimit indiquent le quota restant.
  • Absences sans retouche. Une absence créée par l'API est enregistrée comme validée, et aucun appel ne la modifie : on l'annule, puis on crée la nouvelle version. La documentation interdit d'envoyer brouillons et demandes en attente, et cite les causes de refus : dates incohérentes, chevauchement avec une absence existante, type non activé pour le salarié.
  • Journal de paie mensuel. Le journal est produit quand l'administrateur exécute la paie ; PayFit conseille de le collecter chaque mois après ce passage et précise qu'un webhook de fin de paie reste à venir. Chaque écriture compte cinq champs (date, numéro de compte, libellé, débit, crédit) ; les champs ajoutés au paramétrage de l'export ne sortent pas par l'API.
  • Webhooks réservés. Les notifications d'événements sont ouvertes aux partenaires, sur demande à PayFit, qui annonce d'autres événements liés au cycle de vie des salariés.
  • Créations à compléter. La création d'un collaborateur n'existe que pour la France. Les RH doivent ensuite compléter sa fiche dans PayFit avant tout bulletin, et un contrat créé peut mettre 2 à 5 minutes à apparaître.

Quatre liaisons utiles entre PayFit et vos outils

  1. Les congés validés dans le planning partent en paie. Une entreprise de propreté organise ses agents dans un outil de planning des équipes. Quand le responsable de secteur valide une demande de congés, le service d'intégration crée l'absence dans PayFit avec le bon type (congés payés, RTT). Si la demande change, il annule l'absence PayFit et en recrée une.
  2. L'embauche décidée dans l'outil de recrutement crée le salarié. Le candidat retenu devient collaborateur PayFit (nom, prénom, e-mail et adresse personnels), puis son contrat est initialisé avec l'intitulé de poste et la date d'entrée. Les RH terminent la fiche : mutuelle, horaires.
  3. Le journal de paie nourrit la rentabilité. Chaque mois, après la paie, le logiciel de gestion récupère les écritures et répartit le coût salarial sur les chantiers à partir des heures pointées, pour suivre la rentabilité par chantier avec des chiffres réels.
  4. Les mouvements de personnel mettent à jour les accès. Chaque nuit, l'outil de suivi des habilitations compare la liste des contrats lue dans PayFit à ses propres comptes ; un écart (arrivée, départ) est signalé au responsable, qui ouvre ou ferme badges et accès.

Paie et RGPD : ce que la liaison doit respecter

Les données de paie comptent parmi les plus sensibles de l'entreprise : la liaison doit en faire circuler le strict nécessaire.

  • Ne cocher que les périmètres utiles. Une liaison de planning n'a besoin ni du numéro de sécurité sociale ni des coordonnées bancaires.
  • Restreindre et tracer. La CNIL rappelle que seules les personnes chargées de la gestion du personnel peuvent consulter les informations des salariés, et que les actions sur ces données doivent être enregistrées (qui, quand, quoi). Le journal technique de la liaison note des identifiants et des statuts, jamais le contenu d'un bulletin.
  • Conserver ce qu'il faut, pas plus. Selon la même page de la CNIL, les bulletins de paie peuvent être archivés 5 ans après le départ du salarié ; pour le reste, la CNIL a publié en avril 2026 un référentiel des durées de conservation en gestion des ressources humaines.
  • Protéger la clé. Affichée une seule fois, la clé PayFit va dans un coffre de secrets, jamais dans le code ni dans un tableur partagé.

Le cadre complet est détaillé dans notre guide RGPD et logiciel métier.

Faut-il développer, ou une intégration existante suffit-elle ?

Regardez d'abord ce qui existe. PayFit met en avant les intégrations de ses partenaires dans une place de marché intégrée à l'application : si votre logiciel de planning ou de recrutement y figure, l'activer coûte moins cher qu'un développement. Si le seul besoin est d'envoyer le journal de paie au comptable une fois par mois, l'export comptable paramétrable dans PayFit peut suffire.

Le développement se justifie quand :

  • l'outil à relier est interne ou spécifique, absent de tout catalogue ;
  • la liaison applique vos règles : correspondance entre vos motifs d'absence et les types PayFit, validation à deux niveaux, ventilation analytique ;
  • plusieurs flux convergent vers PayFit et doivent être surveillés au même endroit.

Une plateforme sans code peut appeler l'API PayFit pour un flux simple ; l'annulation suivie d'une recréation d'absence, ou la reprise après un refus, s'y expriment plus difficilement. Les mécanismes communs sont décrits dans connecter ses outils par API.

Comment YMHB Web construit et suit une liaison PayFit

Le cadrage se fait avec la personne qui gère la paie : types d'absence en usage, circuit de validation, date de lancement de la paie, données qui doivent sortir de PayFit et pour quel usage. Le chiffrage, en forfait global, vient ensuite.

  • La clé d'API est créée par votre administrateur PayFit, avec les périmètres arrêtés au cadrage.
  • Le service d'intégration, en Node.js avec une base PostgreSQL pour la correspondance des identifiants et le journal, tourne sur votre hébergement.
  • Une absence refusée par PayFit (chevauchement, type non activé) apparaît dans un écran d'anomalies au lieu de disparaître.
  • Une alerte prévient en cas d'erreurs 429 répétées ou de clé révoquée.
  • Code et documentation vous sont remis et vous appartiennent au paiement intégral.

L'architecture de ces services est présentée dans notre offre API et microservices. Si votre paie est produite par un cabinet sur Silae, la logique d'accès diffère : voir connecter Silae.

Questions fréquentes

L'API PayFit est-elle ouverte à toutes les entreprises clientes ?

La documentation développeur de PayFit indique qu'un administrateur de l'entreprise peut créer une clé d'API depuis la page Intégrations de l'application, pour accéder aux données de sa propre entreprise. Elle ne mentionne pas de formule d'abonnement requise : ce point se vérifie auprès de PayFit avant de lancer un projet. L'accès partenaire en OAuth 2.0, lui, n'acceptait temporairement plus de nouvelles demandes en octobre 2026, selon PayFit.

PayFit propose-t-il des webhooks ?

PayFit propose des webhooks aux partenaires, sur demande, avec un tableau de bord de configuration fourni après mise en place par PayFit. La documentation annonce d'autres événements liés au cycle de vie des salariés et précise qu'aucun webhook ne signale encore la fin du passage de paie. Une entreprise qui relie son outil interne par clé d'API prévoit donc des lectures planifiées.

Peut-on modifier une absence envoyée à PayFit par l'API ?

Non, l'API PayFit ne propose pas de modification d'absence. Une absence créée par l'API est enregistrée comme validée ; pour la changer, il faut l'annuler par l'appel dédié, puis créer la nouvelle version. La documentation de PayFit demande aussi de n'envoyer que des absences déjà approuvées dans votre outil, jamais de brouillon ni de demande en attente.

Combien de requêtes l'API PayFit accepte-t-elle ?

Selon la documentation de PayFit, l'API accepte par défaut 50 requêtes de lecture et 20 requêtes d'écriture par seconde, comptées par application cliente et non par jeton. Au-delà, elle renvoie une erreur HTTP 429 avec le message « API rate limit exceeded », et PayFit recommande d'attendre avant de réessayer. Une liaison qui regroupe ses lectures reste loin de ces plafonds.

Peut-on créer un salarié dans PayFit depuis son logiciel de recrutement ?

Oui, pour la France : l'API PayFit crée un collaborateur à partir de son nom, de son prénom, de son e-mail et de son adresse personnels, puis initialise un contrat avec l'intitulé du poste et la date d'entrée. La fiche doit ensuite être complétée dans PayFit par les RH, notamment la mutuelle et les horaires, avant que le salarié reçoive un bulletin.

À lire aussi

Sources

  1. PayFit, documentation développeur : Start with PayFit API (clé créée par un administrateur)
  2. PayFit, Authentication via API key (affichage unique, en-tête Bearer, une seule entreprise)
  3. PayFit, How to become a partner (validation, entreprise de démonstration, nouvelles demandes temporairement suspendues)
  4. PayFit, Authentication with OAuth2 (un jeton par entreprise et par client_id)
  5. PayFit, Scopes for partners (liste des périmètres)
  6. PayFit, API Reference (partner-api.payfit.com, appels par objet)
  7. PayFit, Rate limits (50 lectures et 20 écritures par seconde, erreur 429)
  8. PayFit, FAQ de l'API (JSON, ETag, spécification OpenAPI v3)
  9. PayFit, Webhooks (réservés aux partenaires, sur demande)
  10. PayFit, Sync absences (absences validées, annulation, causes de refus)
  11. PayFit, Sync payroll journal (journal de paie, collecte mensuelle)
  12. PayFit, Sync payslips (bulletins générés en PDF, lien de téléchargement)
  13. PayFit, Create collaborators and contracts (France uniquement, fiche à compléter)
  14. PayFit, Integrations requirements (place de marché, marchés France, Royaume-Uni, Espagne)
  15. CNIL, Les règles pour la gestion du personnel (17 août 2023)
  16. CNIL, Gestion des ressources humaines : la CNIL publie un référentiel de durées de conservation (2 avril 2026)

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