Secteur · Restauration livrée et livraison de repas

Logiciel sur mesure pour la restauration livrée : de la commande au sac remis au client

Un logiciel sur mesure pour la livraison de repas relie la commande (application, site, plateformes), la capacité de la cuisine par créneau, la préparation des sacs, les tournées des livreurs et le paiement. YMHB Web le conçoit depuis Lyon et Dijon pour les restaurants qui livrent eux-mêmes, les cuisines dédiées à la livraison et les services de repas livrés, comme Madame Est Servie en Guyane.

L'essentiel

  • Le logiciel d'une activité de livraison dépend d'abord du modèle : commandes reçues des plateformes, livraison par ses propres livreurs ou repas programmés.
  • Les agrégateurs comme Deliverect ou HubRise centralisent les commandes des plateformes dans la caisse ; la capacité de la cuisine par créneau et les règles de tournée restent propres à chaque entreprise.
  • Selon Entreprendre.Service-Public, la livraison ou le portage de repas à domicile relève d'une déclaration sanitaire, et la vente à d'autres professionnels d'un agrément.
  • Les plats cuisinés livrés pour une consommation immédiate relèvent du taux de TVA de 10 %, selon Entreprendre.Service-Public.

Plateformes, livraison en propre, repas programmés : quel est votre modèle ?

Le logiciel dépend d'abord de qui livre et du moment où le client commande. Trois modèles coexistent souvent dans la même entreprise :

ModèleQui livreCe que l'outil doit faire
Plateformes de livraisonLes coursiers de la plateformeFaire entrer les commandes dans la caisse, tenir le menu et les ruptures à jour sur chaque canal
Livraison en propreVos livreursPrendre la commande, réserver un créneau, organiser les tournées, encaisser
Repas programmésVos livreurs ou un prestataireCommandes à l'avance (entreprises, particuliers abonnés), production planifiée, tournées fixes

Le premier modèle se gère très bien avec des outils du marché. Les deux autres reposent sur des règles propres à chaque entreprise : zone desservie, minimum de commande, frais selon la distance, capacité de la cuisine. C'est là qu'un développement trouve sa place.

Le coup de feu du soir : où se perdent les minutes ?

En début de soirée, une cuisine qui livre reçoit des commandes de plusieurs canaux en même temps. Les pertes de temps se répètent d'un établissement à l'autre :

  • Le mur de tablettes : une tablette par plateforme, chacune avec sa sonnerie, et chaque commande ressaisie dans la caisse.
  • La rupture non répercutée : le plat du jour est épuisé, mais il reste commandable sur un canal pendant de longues minutes.
  • Le créneau surchargé : le site accepte autant de commandes pour le premier quart d'heure que pour le dernier, alors que la cuisine ne sort qu'un nombre limité de plats à la fois.
  • Le sac incomplet : la boisson ou la sauce oubliée, faute de liste de contrôle au poste d'emballage.
  • L'adresse imprécise : pas de code d'entrée, pas d'étage, un livreur qui appelle depuis le trottoir.
  • Le rapprochement du lendemain : ventes par canal, commissions, remboursements, tout se recoupe à la main.

Que font les outils d'agrégation du marché ?

Ils règlent bien le problème du mur de tablettes. Sélection non exhaustive, en ordre alphabétique, d'après les sites officiels consultés en octobre 2026, sans relation commerciale avec ces sociétés :

Deliverect

Deliverect se présente comme un service qui connecte les applications de livraison et les systèmes de caisse. Son site cite la centralisation des commandes et des menus sur une même plateforme, la vente en direct par le web et les réseaux sociaux, une offre de livreurs à la demande et une application pour gérer ses propres livreurs, avec des intégrations comme Uber Eats, Deliveroo et Lightspeed.

HubRise

HubRise propose de connecter la caisse, les plateformes de livraison et les autres outils numériques d'un commerce ou d'un restaurant dans un même écosystème. Son site liste des catégories d'intégrations (caisses, plateformes de livraison, fidélisation, stocks, services de livraison, commande en ligne), affiche des applications comme Uber Direct et Stuart, et propose une documentation d'API destinée aux développeurs.

Ces outils relient des briques existantes. Les règles propres à votre cuisine (capacité par créneau, zones desservies, ordre des tournées) restent à définir par vous, puis à paramétrer ou à construire selon ce que chaque outil permet.

Créneaux, cuisine, tournées : la chaîne qu'un outil sur mesure tient de bout en bout

  1. Catalogue unique : un plat, ses options, son prix par canal, son taux de TVA, sa disponibilité. Une rupture se déclare une fois et s'applique partout.
  2. Créneau réservé selon la capacité : chaque quart d'heure a un plafond de plats ou de commandes, fixé d'après ce que la cuisine sait produire.
  3. Ticket par poste : la commande se répartit entre le chaud, le froid et le dessert, et l'écran de cuisine montre ce qui doit partir ensemble.
  4. Emballage contrôlé : une liste de contrôle par sac, cochée avant la remise au livreur.
  5. Tournée : les commandes proches se regroupent, l'ordre de passage se calcule avec un service de cartographie comme Google Maps Platform, et le client reçoit une heure d'arrivée estimée.
  6. Paiement et rapprochement : paiement en ligne, par exemple avec Stripe, ou à la livraison ; les ventes de chaque canal se rapprochent automatiquement des versements reçus.

Pour les repas programmés, la logique s'inverse : les commandes arrivent la veille, la production se planifie au plat près et les tournées sont fixes. Le même socle sert les deux cas.

Les obligations propres aux repas livrés

  • Déclaration ou agrément sanitaire : selon Entreprendre.Service-Public (fiche vérifiée le 30 octobre 2025), la livraison de produits alimentaires ou le portage de repas à domicile relève d'une déclaration faite avant le démarrage et renouvelée à chaque changement d'exploitant, d'adresse ou de nature d'activité. L'agrément sanitaire devient nécessaire en cas de ventes à d'autres professionnels, sauf dérogation pour un commerce de détail qui en fournit un autre situé à 80 km au plus (200 km sur décision préfectorale), dans des limites de quantités hebdomadaires.
  • Formation et températures : la fiche d'Entreprendre.Service-Public sur les règles d'hygiène (vérifiée le 12 mars 2024) indique que la formation à l'hygiène alimentaire de 14 heures est obligatoire dans la restauration commerciale, vente à emporter et livraison immédiate comprises, pour au moins une personne de l'établissement, et que la chaîne du froid se tient entre 0 et 3 °C. Lors d'un contrôle, les relevés de températures et, en cas de livraison à une entreprise, les coordonnées des clients doivent pouvoir être présentés.
  • TVA : selon Entreprendre.Service-Public, pizzas, sushis et plats cuisinés livrés pour une consommation immédiate relèvent du taux de 10 % ; un traiteur sans lieu de consommation sur place applique 5,5 % à ses plats cuisinés à emporter ; les boissons alcoolisées restent à 20 %. Le logiciel attribue le taux par produit et par mode de vente, pas par commande.

Le logiciel ne remplace pas le plan de maîtrise sanitaire ; il en garde les traces au même endroit que les commandes. Pour un cas particulier, la DDPP du département reste l'interlocuteur.

Application client et application livreur : stores, web ou les deux ?

Pour une entreprise qui livre dans sa ville, une application web installable couvre souvent l'essentiel : commande, créneau, paiement, suivi. Une application publiée sur l'App Store et Google Play apporte une présence dans les stores et un accès plus complet aux fonctions du téléphone, au prix d'une publication et de mises à jour à gérer. Les critères sont détaillés dans notre comparatif PWA ou application native.

L'application du livreur est un outil interne : livraisons dans l'ordre, navigation, appel du client, preuve de remise par photo ou code, encaissement si besoin. Pour une application réservée aux équipes, des modes de distribution privés existent, comme Apple Business Manager, utilisé par YMHB Web pour l'application terrain de Cap Vert Operations. Ces deux applications relèvent de notre service d'application mobile iOS et Android.

Quand les outils du marché suffisent, et comment YMHB Web travaille

Un restaurant qui livre surtout par les plateformes sera bien servi par sa caisse, un agrégateur comme ceux présentés plus haut et, au besoin, le module de commande en ligne de son éditeur de caisse. Le restaurant avec service en salle est traité sur notre page logiciel restaurant.

Le sur-mesure se justifie quand la livraison est le métier principal : cuisine dédiée avec plusieurs marques, repas programmés pour des entreprises ou des particuliers, zone de livraison étendue ou contrainte (territoires d'outre-mer, communes éloignées), ou volonté de ne plus dépendre des commissions des plateformes pour ses clients fidèles. YMHB Web compte parmi ses réalisations Madame Est Servie, un service de livraison de repas en Guyane.

La méthode reste la même : un service du soir observé en cuisine, la liste des ressaisies, un périmètre écrit, puis un chiffrage en forfait global. Le code et les données appartiennent au client au paiement intégral.

Questions fréquentes

Peut-on recevoir les commandes Uber Eats et Deliveroo dans notre propre logiciel ?

Oui, en général par l'intermédiaire d'un agrégateur. Des services comme Deliverect, qui cite des intégrations avec Uber Eats et Deliveroo, ou HubRise font entrer les commandes des plateformes dans la caisse ou dans un logiciel tiers. Un outil sur mesure peut ensuite s'appuyer sur l'API de l'agrégateur. Le cadrage vérifie quelles plateformes et quelles données sont réellement accessibles avant de fixer le périmètre.

Comment limiter les commandes à ce que la cuisine peut produire ?

En attribuant à chaque créneau de livraison un plafond de plats ou de commandes, fixé d'après la capacité réelle de la cuisine. Quand un quart d'heure est plein, le site ou l'application propose le suivant au lieu d'accepter une commande qui sortira en retard. Le plafond peut varier selon le jour, le nombre de cuisiniers présents ou les plats commandés.

Quel taux de TVA appliquer à un repas livré ?

Selon Entreprendre.Service-Public, les pizzas, sushis et plats cuisinés livrés pour une consommation immédiate relèvent du taux de 10 %. Un traiteur sans lieu de consommation sur place applique 5,5 % à ses plats cuisinés à emporter, et les boissons alcoolisées restent à 20 % quel que soit le mode de consommation. Un logiciel de livraison doit donc gérer le taux produit par produit.

Faut-il un agrément sanitaire pour livrer des repas ?

Pas pour livrer des particuliers. Selon Entreprendre.Service-Public, la livraison de produits alimentaires ou le portage de repas à domicile relève d'une déclaration, faite avant le démarrage de l'activité. L'agrément sanitaire devient nécessaire en cas de ventes à d'autres professionnels, sauf dérogation encadrée par une distance et des quantités maximales. La DDPP du département confirme la situation de chaque entreprise.

Faut-il une application sur les stores pour vendre en livraison ?

Pas forcément. Pour une activité de livraison locale, une application web installable permet de commander, choisir un créneau, payer et suivre sa commande sans passer par les stores. Une application publiée sur l'App Store et Google Play se justifie pour une clientèle fidèle qui commande souvent ou pour des fonctions avancées du téléphone. Le choix se fait au cadrage, selon l'usage réel.

À lire aussi

Sources

  1. Entreprendre.Service-Public.fr : déclaration de manipulation de denrées animales et agrément sanitaire (vérifié le 30 octobre 2025)
  2. Entreprendre.Service-Public.fr : règles d'hygiène dans la restauration et les commerces alimentaires (vérifié le 12 mars 2024)
  3. Entreprendre.Service-Public.fr : taux de TVA sur les produits alimentaires et les boissons (vérifié le 3 décembre 2025)
  4. Deliverect, connexion des applications de livraison et des caisses (site officiel, consulté en octobre 2026)
  5. HubRise, connexion de la caisse, des plateformes de livraison et des outils numériques (site officiel, consulté en octobre 2026)

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