Ce qui a changé depuis le 14 octobre 2025
Selon Microsoft, un PC sous Windows 10 continue de fonctionner après le 14 octobre 2025, mais ne reçoit plus d'assistance technique, de mises à jour de fonctionnalités ni de correctifs de sécurité. Pour les organisations, Microsoft propose un programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU), dont la documentation précise les conditions :
- il ne couvre que les mises à jour de sécurité critiques et importantes, sans nouvelle fonctionnalité ni assistance technique générale ;
- il exige Windows 10 en version 22H2 ;
- il dure trois ans au maximum, par périodes annuelles ;
- le tarif public, relevé en octobre 2026, est de 61 dollars américains par poste pour la première année, et il double chaque année ; les années sont cumulatives, si bien qu'entrer dans le programme la deuxième année oblige à payer aussi la première ;
- il est inclus sans coût supplémentaire pour les postes Windows 10 exécutés dans Windows 365 ou Azure Virtual Desktop.
Certaines éditions suivent un autre calendrier, ce qui compte pour les postes installés sur des équipements :
| Édition de Windows 10 | Fin des mises à jour selon Microsoft |
|---|---|
| Version 22H2, canal général | 14 octobre 2025, hors ESU |
| Entreprise LTSC 2021 | 12 janvier 2027 |
| Entreprise et IoT Entreprise LTSC 2019 | 9 janvier 2029 |
| IoT Entreprise LTSC 2021 | 13 janvier 2032 |
Pourquoi un logiciel métier refuse Windows 11
Le blocage vient rarement de Windows 11 lui-même, plus souvent de ce qui entoure le logiciel :
- Le matériel : selon Microsoft, Windows 11 exige notamment un processeur 64 bits compatible d'au moins deux cœurs à 1 GHz, 4 Go de mémoire, 64 Go de stockage, un microprogramme UEFI compatible Secure Boot et une puce TPM 2.0. Le PC qui fait tourner le logiciel ne passe pas toujours.
- Les périphériques : imprimante d'étiquettes, balance, lecteur de badges ou carte d'acquisition dont le pilote n'existe pas pour Windows 11.
- La protection du logiciel : clé USB de licence, activation qui dépend d'un serveur de l'éditeur fermé depuis longtemps.
- L'éditeur : aucune version validée pour Windows 11, ou une version disponible seulement avec un nouveau contrat.
- Le développement maison : un outil écrit il y a quinze ans par un développeur parti depuis, avec des composants que personne ne sait plus recompiler.
Exemple courant : dans un atelier de découpe, le poste qui envoie les fichiers à la machine utilise le logiciel fourni par le constructeur, jamais validé sous Windows 11. Le reste du parc a migré ; ce poste est resté sous Windows 10, toujours branché au réseau de l'entreprise.
Le diagnostic à mener avant de choisir
- Lister les postes encore sous Windows 10 et, pour chacun, la raison : matériel, logiciel ou périphérique.
- Installer le logiciel sur un poste de test sous Windows 11 et dérouler une journée type : saisie, impression, export, échanges avec les autres programmes.
- Interroger l'éditeur par écrit : version compatible, date de disponibilité, conditions.
- Repérer les fonctions réellement utilisées, qui ne sont pas toujours toutes celles du logiciel.
- Mesurer l'exposition : le poste navigue-t-il sur Internet, reçoit-il des mails, partage-t-il des dossiers ?
Cinq options, de la plus rapide à la plus durable
| Option | Ce qu'elle règle | Ce qu'elle laisse en suspens | Pour quel cas |
|---|---|---|---|
| ESU | Correctifs de sécurité pendant trois ans au plus | Coût qui double chaque année, aucune évolution du logiciel | Remplacement déjà planifié |
| Isolement du poste | Réduit l'exposition d'un poste qui ne peut pas migrer | Ne corrige aucune faille | Pilotage de machine, consultation d'archives |
| Virtualisation | Windows 10 dans Windows 365 ou Azure Virtual Desktop, ESU inclus | Windows 10 reste en fin de vie ; périphériques locaux délicats | Logiciel sans matériel branché, utilisé sur plusieurs sites |
| Portage | Le logiciel est remis à niveau pour Windows 11 | Suppose de disposer du code et de quelqu'un qui le maîtrise | Logiciel maison récent ou bien écrit |
| Réécriture en application web | Plus aucune dépendance au système des postes | Projet complet, reprise des données | Logiciel central, utilisé par plusieurs personnes, appelé à évoluer |
L'ESU n'est pas une solution mais un délai : il sert à couvrir la période nécessaire à un remplacement déjà décidé.
Le cas des postes qui pilotent une machine
Dans l'industrie, un PC qui commande une machine ou affiche une supervision ne se met pas à jour comme un poste de bureau : le constructeur valide une configuration, et la modifier peut arrêter la production. Pour ces postes, l'enjeu dépasse Windows 11. Les éditions Windows 10 IoT Entreprise LTSC, conçues pour les équipements, ont des dates de fin bien plus lointaines. Pour les autres, la réponse consiste souvent à isoler le poste du reste du réseau et à faire remonter ses données vers vos logiciels par un canal maîtrisé. YMHB Web programme aussi des automates et des interfaces homme-machine, ce qui permet de traiter le sujet côté machine comme côté gestion ; l'approche est décrite sur la page relier automates et supervision à votre ERP.
Réécrire en application web : ce qu'il faut prévoir
Une application web ne dépend plus de la version de Windows installée sur les postes : elle s'ouvre dans un navigateur, sur PC, Mac ou tablette, et se met à jour une seule fois, sur le serveur. Pour un logiciel métier appelé à durer, c'est la sortie la plus pérenne. Trois points demandent de l'attention :
- le matériel branché aux postes (imprimantes, balances, douchettes) passe par un petit composant local ou une passerelle ;
- le travail sans réseau, s'il est nécessaire, se conçoit dès le départ ;
- les données de l'ancien logiciel, parfois stockées dans une base Access ou un format propriétaire, se reprennent avec contrôle, comme l'explique notre page pour migrer une base Access ou FileMaker.
Le comparatif application web ou logiciel installé détaille les critères, et la page moderniser un logiciel ancien décrit la reconstruction progressive, module par module, sans arrêter l'activité.
Comment YMHB Web traite un logiciel bloqué sous Windows 10
Nous partons du diagnostic : test du logiciel sous Windows 11, examen du code s'il existe, analyse de la base de données. Si le portage est raisonnable, nous le recommandons. Sinon, nous reconstruisons en application web les fonctions réellement utilisées, avec une version testable accessible en permanence pendant la construction, puis nous reprenons les données et formons les équipes. Pendant la transition, l'ancien poste reste disponible en consultation, isolé du réseau. Le nouveau code vous appartient au paiement intégral ; il est documenté et écrit en technologies standard comme React, Next.js et PostgreSQL.
Quand une réécriture n'est pas nécessaire
Si l'éditeur propose une version compatible à des conditions acceptables, mettez à jour. Si le logiciel ne sert plus qu'à consulter un historique, exportez les données vers une archive lisible et éteignez le poste. Si le remplacement de l'outil est déjà prévu à court terme, l'ESU couvre la période. Et si un logiciel du marché fait aujourd'hui ce que faisait votre outil maison, reprendre les données dans ce logiciel coûtera moins cher qu'une réécriture.
Questions fréquentes
Un PC sous Windows 10 fonctionne-t-il encore après le 14 octobre 2025 ?
Oui, un PC sous Windows 10 continue de fonctionner après le 14 octobre 2025, mais Microsoft ne lui fournit plus d'assistance technique, de mises à jour de fonctionnalités ni de correctifs de sécurité, sauf s'il est inscrit au programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU). Chaque nouvelle faille découverte reste donc ouverte sur ce poste, ce qui pose surtout problème s'il est connecté à Internet.
Combien coûte l'ESU de Windows 10 pour une entreprise ?
Selon la documentation de Microsoft, le programme ESU de Windows 10 pour les organisations coûte 61 dollars américains par poste la première année, tarif public relevé en octobre 2026, et ce prix double chaque année, pour trois ans au maximum. Les années sont cumulatives. L'ESU est inclus sans coût supplémentaire pour les postes Windows 10 exécutés dans Windows 365 ou Azure Virtual Desktop.
Pourquoi mon logiciel métier ne fonctionne-t-il pas sous Windows 11 ?
Un logiciel métier bloque souvent sous Windows 11 pour une raison périphérique : pilote d'imprimante ou de balance absent, clé de licence USB, composant ancien que personne ne sait plus recompiler, ou PC qui ne remplit pas les exigences matérielles de Windows 11, comme la puce TPM 2.0. Un test sur un poste Windows 11, en déroulant une journée de travail type, permet d'identifier la cause.
Peut-on garder un poste sous Windows 10 pour piloter une machine ?
C'est possible avec des précautions. D'après Microsoft, les éditions Windows 10 IoT Entreprise LTSC, prévues pour les équipements, reçoivent des mises à jour jusqu'en 2029 ou 2032 selon la version. Pour un poste sous une édition classique, isolez-le du reste du réseau et d'Internet, limitez ses échanges à un canal maîtrisé et suivez les consignes du constructeur de la machine.
Faut-il réécrire un vieux logiciel en application web ?
Réécrire un vieux logiciel en application web se justifie quand il sert chaque jour à plusieurs personnes et qu'il doit continuer d'évoluer : l'application ne dépend plus de la version de Windows des postes. Si l'éditeur propose une version compatible, si l'outil ne sert plus qu'en consultation ou si un logiciel du marché peut le remplacer, une réécriture n'est pas nécessaire.
À lire aussi
Sources
- Microsoft Learn, Extended Security Updates (ESU) program for Windows 10 (mise à jour du 17 novembre 2025 ; tarif public relevé en octobre 2026)
- Microsoft Learn, Windows release health : supported versions of Windows client (dates de fin des éditions LTSC)
- Microsoft, Windows 10 end of support (14 octobre 2025)
- Microsoft Support, Windows 11 system requirements
- Microsoft, Windows 11 specifications (processeur 64 bits compatible)
