À quoi ressemble la journée d'une société de taxis ou de VTC ?
Elle commence avant l'aube et se joue au téléphone. Le premier transfert vers l'aéroport part à 5 h, l'assistante d'un hôtel partenaire réserve trois courses par message, un client régulier rappelle pour décaler son retour de gare, et un chauffeur signale qu'il est bloqué sur le périphérique. Le gérant, souvent lui-même au volant, répartit tout cela entre ses chauffeurs avec un carnet, un tableur et un groupe de messagerie.
- Des réservations éparpillées entre le téléphone, la messagerie, le formulaire du site et l'e-mail des clients entreprises, sans liste unique des courses du lendemain.
- Une affectation de tête : qui est le plus proche, qui conduit le van sept places, qui parle anglais, qui a déjà roulé onze heures.
- Des comptes entreprises facturés à la main en fin de mois, en recoupant les bons de chaque chauffeur avec les centres de coût du client.
- Des relevés chauffeurs contestés : commissions, redevances, courses annulées, temps d'attente.
- Aucune vue sur la rentabilité par véhicule ou par client, faute de données propres.
Pour les transports de malades, la logique change encore : la DGCCRF précise que les courses réalisées dans le cadre d'un transport pris en charge par l'Assurance maladie, ou effectuées pour un organisme public ou privé, sont tarifées par contrat ou convention et non au tarif réglementé. Voir notre page sur le logiciel pour le transport sanitaire.
Note de course, compteur, réservation préalable : quelles règles le logiciel applique-t-il ?
Celles que la DGCCRF résume dans ses fiches sur le taxi (juin 2026) et sur les taxis et VTC (février 2024). Elles touchent directement les écrans du chauffeur et les documents remis au client.
| Règle | Taxi | VTC | Conséquence pour l'outil |
|---|---|---|---|
| Prix | Tarifs maximums fixés chaque année par arrêté préfectoral ; le compteur tourne dès le début de la course, même pour un prix convenu, et le client paie le montant le plus bas des deux | Prix libre, connu à la réservation ou calculé après la course selon la durée et la distance | Deux moteurs de prix distincts, et un affichage du principe « compteur ou prix convenu » sur toute réservation de taxi en ligne |
| Note | Obligatoire et imprimée dès 25 euros TTC, remise sur demande en dessous | Remise avant paiement dès 25 euros, sur papier ou par voie électronique | Note générée depuis la course enregistrée, numérotée, archivée |
| Prise en charge | Courses réservées partout en France, prise en charge dans la rue limitée à la zone du taxi | Réservation préalable obligatoire, jamais hélé dans la rue, attente limitée à une heure avant la prise en charge près d'une gare ou d'un aéroport | Horodatage de chaque réservation, alerte sur le temps d'attente |
| Paiement | Carte bancaire acceptée quel que soit le montant, terminal visible et en état de marche | Selon les conditions du transporteur | Rapprochement des encaissements par carte avec les courses |
Pour le taxi, la DGCCRF énumère les mentions de la note : date, heures de début et de fin, nom de l'exploitant, immatriculation, adresse postale de réclamation, montant minimum de la course, prix hors suppléments, total TTC suppléments compris et détail de chaque supplément. Construite à partir des données de la course, la note ne peut plus en oublier.
Côté conducteurs de VTC, la même administration rappelle l'examen préalable, la formation continue tous les cinq ans dans un organisme agréé, la visite médicale périodique et la carte professionnelle. Le logiciel suit ces échéances et prévient avant qu'elles n'expirent.
Réservation, dispatch, application chauffeur : de quoi se compose l'outil ?
D'un tronc commun et de briques ajoutées selon l'activité : transferts aéroport, centrale de taxis ou mise à disposition à l'heure n'ont pas les mêmes priorités.
| Brique | Ce qu'elle règle | Pour qui |
|---|---|---|
| Prise de réservation unique | Téléphone, site, application client et portail entreprise alimentent la même liste de courses | Toutes les structures |
| Dispatch | Proposition de chauffeur selon la position, le véhicule (berline, van, siège enfant), les horaires et les langues parlées | Flottes dès quelques véhicules |
| Application chauffeur | Feuille de route du jour, statuts (en approche, à bord, terminé), attente, péages, photos de l'état du véhicule | Chauffeurs salariés ou partenaires |
| Portail comptes entreprises | Réservations par les assistantes, centres de coût, validation, relevé mensuel | Clientèle d'affaires, hôtels, agences |
| Facturation et relevés | Notes de course, factures mensuelles groupées, relevés des chauffeurs partenaires | Gestion, comptabilité |
| Pilotage | Chiffre par véhicule, kilomètres à vide, annulations, clients les plus actifs | Dirigeant |
Le suivi des véhicules eux-mêmes (entretiens, contrôles, kilométrage) rejoint ce que décrit notre page sur le suivi d'une flotte de véhicules. Pour les postes de coût d'une application de réservation, voir combien coûte une application de réservation.
Peut-on géolocaliser ses chauffeurs salariés ?
Oui, pour des finalités que la CNIL énumère dans sa fiche sur la géolocalisation des véhicules des salariés : suivre, justifier et facturer une prestation de transport de personnes, assurer la sécurité du salarié ou du véhicule, mieux répartir des interventions dispersées. Les interdits sont tout aussi nets :
- contrôler le respect des limitations de vitesse ;
- surveiller un salarié en permanence ;
- collecter la position en dehors du temps de travail, trajets domicile-travail et pauses compris.
Le chauffeur salarié doit pouvoir désactiver la transmission de sa position hors temps de travail. La CNIL retient en principe une conservation de deux mois, d'un an lorsque les données servent à prouver des prestations faute d'autre moyen, et de cinq ans lorsqu'elles servent au suivi du temps de travail. Les représentants du personnel sont informés ou consultés avant l'installation. Un outil conçu pour vous intègre ces règles dès le départ : bouton de pause, purge automatique, journal des consultations. Le cadre général figure dans notre guide RGPD et logiciel métier.
Une brique sur mesure reliée à l'existant : trois cas fréquents
- Garder le logiciel de dispatch, ajouter un portail entreprises. Les assistantes réservent dans un espace à vos couleurs, les courses descendent dans le dispatch par API, la facture mensuelle remonte avec les centres de coût. Rien ne change pour les chauffeurs.
- Remplacer le tableur des relevés chauffeurs. Chaque course terminée alimente le relevé du chauffeur partenaire : commission, redevance, frais refacturés. Le chauffeur consulte son relevé dans l'application au lieu de le contester par message.
- Une application client à votre marque. Réservation, prix annoncé, suivi de l'arrivée du véhicule, paiement en ligne et note envoyée par e-mail. Le paiement passe par un prestataire spécialisé, voir notre page sur l'intégration de Stripe.
Parmi ses réalisations, YMHB Web compte Vicar, un service de location de véhicules avec chauffeur au Cameroun, dont le cadre réglementaire diffère du cadre français décrit sur cette page.
Logiciels du marché pour taxis et VTC : quand suffisent-ils ?
Dans la majorité des petites structures, et il faut commencer par là. Un chauffeur indépendant qui travaille avec des plateformes de mise en relation et quelques clients directs n'a pas besoin d'un développement : un outil de facturation qui produit des notes conformes suffit.
Pour une flotte, des logiciels de réservation et de dispatch existent en abonnement. Exemple relevé sur le site officiel de l'éditeur en octobre 2026 :
- Anolla présente un logiciel de gestion de chauffeurs pour les entreprises de transport, qui s'adapte selon son site aux taxis, limousines et minibus de location : réservation en ligne, acompte payé à la réservation, plannings synchronisés, tableau de contrôle des missions, affectation automatique des chauffeurs en module payant. Son site annonce un plan de démarrage gratuit, puis une tarification selon le volume de trajets réservés et le nombre de chauffeurs actifs.
Le sur-mesure se justifie quand l'activité sort du cadre de ces outils : un mélange de courses au compteur, de forfaits et de mises à disposition, des comptes entreprises aux règles de facturation propres, une marque que l'on veut voir sur l'application du client, ou plusieurs logiciels à faire dialoguer. Une brique ajoutée au logiciel existant est alors souvent plus simple à faire vivre qu'un remplacement complet.
Comment YMHB Web conduit un projet avec un exploitant de taxis ou de VTC ?
En passant d'abord une matinée au poste de réservation. Le cadrage recense chaque canal par lequel arrive une course, chaque information que réclame le chauffeur, chaque document remis au client. Le chiffrage vient ensuite, en forfait global, sur un périmètre écrit qui précise aussi ce qui n'est pas inclus.
- Maquettes de l'application chauffeur essayées avec quelques chauffeurs, en conditions réelles, avant le développement.
- Versions testables en continu : le nouvel outil prend une partie des courses pendant que l'ancien système tourne encore.
- Reprise des données : fichier clients, comptes entreprises, adresses fréquentes.
- Propriété : au paiement intégral, le code et les données appartiennent à l'entreprise, déposés sur ses propres comptes.
Les applications mobiles sont développées en Flutter, une seule base de code pour iOS et Android, comme l'explique la page application mobile sur mesure. Le projet est suivi depuis Lyon ou Dijon, avec des rendez-vous sur place aux étapes clés.
Questions fréquentes
Un taxi doit-il imprimer la note de course ?
Oui, dès que la course de taxi atteint 25 euros TTC, la note est obligatoire et doit être imprimée, selon la DGCCRF ; en dessous, elle est remise si le client la demande. Le véhicule doit disposer d'une imprimante reliée au taximètre. Un logiciel de gestion de taxis peut en plus archiver chaque note et l'envoyer par e-mail, mais cet envoi ne remplace pas la note imprimée à bord.
Une société de VTC peut-elle accepter une course sans réservation ?
Non. Selon la DGCCRF, un VTC doit toujours faire l'objet d'une réservation préalable : il ne peut ni être hélé dans la rue, ni stationner en station de taxis. Près d'une gare ou d'un aéroport, le chauffeur de VTC peut attendre un client qui a réservé, dans la limite d'une heure avant la prise en charge. Un logiciel de VTC horodate donc chaque réservation pour pouvoir la présenter.
Combien de temps garder les positions GPS des chauffeurs salariés ?
La CNIL retient en principe deux mois pour les données de géolocalisation des véhicules des salariés. La durée passe à un an si les données servent à prouver des prestations ou à optimiser des tournées faute d'autre moyen, et à cinq ans si elles servent au suivi du temps de travail. Un logiciel de taxi ou de VTC bien conçu purge automatiquement les positions à l'échéance retenue.
Peut-on relier un portail entreprises sur mesure au logiciel de dispatch actuel ?
Souvent oui, si le logiciel de dispatch propose une API ou un échange de fichiers. Le portail entreprises sur mesure reçoit les réservations des clients d'affaires, les transmet au dispatch, puis récupère les courses terminées pour la facture mensuelle par centre de coût. Le cadrage vérifie d'abord ce que l'éditeur du dispatch permet d'échanger, avant tout engagement sur le périmètre.
Qui est propriétaire de l'application de réservation développée ?
Avec YMHB Web, l'exploitant de taxis ou de VTC devient propriétaire du code source et des données au paiement intégral. Le code est déposé sur ses propres comptes, documenté et écrit en technologies standard, ce qui lui permet de changer de prestataire. Le périmètre de l'application, y compris ce qui n'en fait pas partie, est écrit avant le démarrage du développement.
À lire aussi
Sources
- DGCCRF, Taxi : comprendre les tarifs réglementés (fiche pratique, 8 juin 2026)
- DGCCRF, Taxis, VTC, motos-pro : ce qu'il faut savoir (fiche pratique, 14 février 2024)
- CNIL, La géolocalisation des véhicules des salariés (30 mai 2023)
- Anolla, logiciel de gestion de chauffeurs (site officiel, consulté en octobre 2026)
