Secteur · Brasserie et boissons

Logiciel sur mesure pour brasseries, distilleries et producteurs de boissons : de la cuve à la déclaration en douane

Un logiciel sur mesure pour une brasserie ou une distillerie suit chaque brassin ou chaque distillation de la cuve au conditionnement, gère les fûts consignés et les ventes, et prépare les volumes à déclarer dans la DRM. YMHB Web le conçoit depuis Lyon et Dijon pour les producteurs de boissons, relié aux outils comptables et de vente déjà en place.

L'essentiel

  • Un entrepositaire agréé dépose chaque mois sa déclaration récapitulative mensuelle sur CIEL, au plus tard le 10 du mois suivant, selon la douane.
  • Selon l'article L313-23 du code des impositions sur les biens et services, les autres bières d'un petit producteur indépendant dont la production de l'exercice précédent n'excède pas 200 000 hectolitres paient le tarif des bières faiblement alcoolisées.
  • Le logiciel rattache chaque volume conditionné à son brassin et à sa catégorie fiscale, pour que la DRM se prépare à partir des mouvements réels.
  • Les fûts consignés chez les cafés et restaurants forment un stock à part entière : le logiciel suit leur rotation, client par client.

Une semaine dans une brasserie : où se perd l'information ?

Entre la salle de brassage, la cuverie et le bureau. Le lundi, le brasseur lance un brassin et note densité et températures sur une fiche ; pendant la fermentation et la garde, il suit chaque fermenteur sur un tableau blanc ; le jeudi, la ligne de conditionnement remplit bouteilles, canettes et fûts ; le vendredi, la tournée livre les cafés, hôtels et restaurants et récupère des fûts vides, rarement tous. En fin de mois, quelqu'un reconstitue les entrées et sorties de l'entrepôt pour la déclaration en douane.

  • Plusieurs versions de la cuverie : le tableau blanc, le tableur de planification et la mémoire du brasseur.
  • Des pertes non expliquées entre le volume brassé et le volume conditionné.
  • Des fûts introuvables, restés chez des clients qui ne commandent plus.
  • Une déclaration mensuelle reconstituée à partir des factures, avec un risque d'écart.
  • Un coût de revient par recette que personne ne connaît vraiment.

Accises, DRM, documents de circulation : que dit la douane ?

Les règles fiscales des boissons alcooliques structurent le logiciel autant que la production. Les points relevés sur les sources officielles :

  • Déclaration récapitulative mensuelle (DRM) : selon la douane, l'entrepositaire agréé dépose une DRM chaque mois pour déclarer les entrées et sorties d'entrepôt et les droits d'accise dus, au plus tard le 10 du mois suivant, sur le téléservice CIEL.
  • Catégories fiscales : la douane renvoie au code des impositions sur les biens et services (CIBS), qui définit les catégories fiscales des alcools et boissons alcooliques, chacune avec son tarif ; pour la bière, l'article L313-23 distingue par exemple les bières faiblement alcoolisées et les autres bières.
  • Petits brasseurs indépendants : l'article L313-23 applique aux autres bières le tarif des bières faiblement alcoolisées lorsque la production du petit producteur indépendant n'a pas dépassé 200 000 hectolitres sur l'exercice comptable précédent.
  • Revalorisation : la douane indique que les tarifs sur les alcools et boissons alcooliques sont relevés chaque année comme l'indice des prix à la consommation hors tabac de l'avant-dernière année, sous réserve de la loi de finances.
  • Circulation : la page de la douane sur l'achat et la vente d'alcool cite le document administratif électronique (DAE), le document simplifié d'accompagnement (DSA), le DAES pour les échanges en droits acquittés avec un professionnel de l'Union européenne, et le service en ligne GAMMA 2.

Pour le logiciel, cela veut dire trois choses : chaque produit porte sa catégorie fiscale et son titre alcoométrique, chaque mouvement d'entrepôt est daté et justifié, et le tarif applicable est un paramètre daté, jamais une valeur codée en dur. Le logiciel prépare les données ; la déclaration reste faite par l'entreprise, et un cas particulier se vérifie auprès de la douane ou d'un expert-comptable.

Côté étiquette, la DGCCRF rappelle que le titre alcoométrique volumique est obligatoire au-delà de 1,2 % vol, et les céréales contenant du gluten, dont l'orge et le blé, figurent parmi les 14 allergènes à déclarer selon Service-public.fr. La façon de les mentionner sur une boisson alcoolisée se vérifie auprès de la DGCCRF.

Brassin, cuve, conditionnement : comment le logiciel modélise-t-il la production ?

Comme une suite d'étapes où chaque volume garde son origine.

ÉtapeDonnées saisies ou captéesÀ quoi elles servent
BrassageRecette, lots de malts, houblons et levures, volume de moût, densité initialeTraçabilité, coût matière, allergènes
Fermentation et gardeCuve occupée, températures, densités, duréePlanification de la cuverie, qualité
ConditionnementVolume par format, titre alcoométrique, numéro de lot, date de durabilitéStock fiscal, étiquetage, rendement
EntrepôtEntrées, sorties, pertes justifiéesDonnées de la DRM
Vente et livraisonClient, lot livré, fûts sortis et rentrésFacturation, consigne, rappel éventuel

Le rendement entre volume brassé et volume conditionné devient visible brassin par brassin, ce qui sépare les pertes normales des fuites. La gestion des lots suit la méthode de notre page tracer vos lots de production. Quand les cuves ou la ligne de conditionnement sont pilotées par des automates, températures et volumes remontent sans saisie, comme le décrit la page relier automates et supervision à votre ERP.

Fûts consignés et ventes aux cafés et restaurants : que faut-il suivre ?

Chaque fût, comme un actif qui voyage. Une brasserie qui livre la restauration a en permanence une partie de son parc de fûts chez ses clients, et chaque fût non rendu immobilise de l'argent. Le logiciel :

  • enregistre chaque fût sorti et rentré, par client, au scan d'un code-barres ou d'une étiquette ;
  • calcule la consigne facturée et remboursée ;
  • signale les fûts restés trop longtemps chez un client qui ne commande plus ;
  • prépare la tournée de livraison et de reprise.

Les commandes des professionnels peuvent arriver par un portail ou une application de prise de commande ; la vente aux particuliers, en boutique de brasserie ou en ligne, s'appuie sur une boutique en ligne sur mesure, avec les formalités de vente à distance d'alcool à vérifier auprès de la douane.

Distilleries et spiritueux : qu'est-ce qui change ?

Le temps. Une distillerie suit des volumes d'alcool qui vieillissent parfois des années en fûts, s'évaporent, sont assemblés puis réduits avant la mise en bouteille. Le logiciel raisonne en volume et en titre alcoométrique à chaque étape, fût par fût, pour retrouver l'alcool pur correspondant et justifier les écarts. Selon son titre et sa fabrication, une liqueur ou un apéritif ne relève pas forcément de la même catégorie fiscale qu'une eau-de-vie : la catégorie fiscale devient un attribut du produit, contrôlé à sa création et vérifié auprès de la douane en cas de doute. Les règles propres aux vins sont présentées sur notre page logiciel pour la viticulture.

Microbrasserie, brasserie en croissance, distillerie : quel outil choisir ?

Une microbrasserie qui vend surtout en direct peut tenir longtemps avec un logiciel de facturation et un tableur de cuverie bien tenu. Au-delà, plusieurs voies existent. Exemples relevés sur les sites officiels des éditeurs en octobre 2026, par ordre alphabétique :

  • Divalto propose un ERP pour les professionnels du vin et des spiritueux, avec traçabilité aux droits d'accise, génération des documents douaniers et suivi des lots du vrac à l'embouteillage ; sa page ne cite pas les brasseries.
  • Sage X3 met en avant, pour l'agroalimentaire, la gestion des formules, le suivi des lots, les rappels de produits et la déclaration des allergènes.

Des logiciels conçus pour les brasseries existent aussi ; si l'un d'eux vient de l'étranger, vérifiez qu'il produit les données d'une DRM française et gère les catégories fiscales du CIBS. Le sur-mesure se justifie pour une brasserie en croissance qui veut relier production, fûts, ventes professionnelles et boutique en ligne sans quatre outils, ou pour une distillerie dont le suivi des fûts de vieillissement sort des cases des ERP.

Comment YMHB Web construit-il l'outil d'une brasserie ou d'une distillerie ?

En suivant un brassin ou une distillation du début à la fin, puis une clôture de mois. Le cadrage part de la DRM : quels chiffres y figurent, d'où viennent-ils aujourd'hui, combien de temps prend leur reconstitution. Le reste de l'outil s'organise pour que ces chiffres sortent des mouvements réels. Le chiffrage, en forfait global sur un périmètre écrit, vient ensuite.

  • Une première brique utile rapidement : souvent la cuverie et le conditionnement, avant la vente.
  • Une version testable en continu, utilisée en parallèle des fiches papier pendant quelques brassins.
  • Le code et les données appartiennent au producteur au paiement intégral, et l'outil se branche sur le logiciel comptable existant.

Les principes communs aux industries alimentaires sont développés sur notre page logiciel pour les entreprises agroalimentaires.

Questions fréquentes

Quand une brasserie doit-elle déposer sa DRM ?

Selon la douane, l'entrepositaire agréé dépose une déclaration récapitulative mensuelle (DRM) une fois par mois, au plus tard le 10 du mois suivant, sur le téléservice CIEL. Si le 10 tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, la date passe au jour ouvré suivant. La DRM d'une brasserie déclare les entrées et sorties d'entrepôt et les droits d'accise dus.

Une petite brasserie paie-t-elle moins d'accises ?

Oui, sous conditions. L'article L313-23 du code des impositions sur les biens et services applique aux bières de la catégorie fiscale des autres bières produites par un petit producteur indépendant le tarif des bières faiblement alcoolisées, lorsque sa production de l'exercice comptable précédent n'a pas dépassé 200 000 hectolitres. Les conditions d'indépendance se vérifient auprès de la douane avant toute déclaration.

Un logiciel peut-il préparer automatiquement la DRM ?

Un logiciel de brasserie ou de distillerie peut préparer les données de la DRM à partir des mouvements réels : volumes conditionnés par catégorie fiscale, entrées et sorties d'entrepôt, pertes justifiées. La déclaration elle-même reste déposée par l'entreprise sur CIEL. L'intérêt est de ne plus reconstituer ces chiffres à partir des factures en fin de mois, avec le risque d'écart que cela comporte.

Comment suivre les fûts consignés chez les clients ?

En enregistrant chaque fût sorti et rentré, client par client, au scan d'un code-barres ou d'une étiquette. Le logiciel de brasserie calcule la consigne facturée et remboursée, signale les fûts restés trop longtemps chez un client inactif et prépare les tournées de reprise. Le parc de fûts devient un stock suivi au même titre que la bière conditionnée.

À lire aussi

Sources

  1. Douane, Déposer une déclaration récapitulative mensuelle (DRM)
  2. Douane, Vous vendez ou achetez de l'alcool ou des boissons alcooliques (formalités, DAE, DSA, DAES, GAMMA 2)
  3. Douane, Connaître la fiscalité applicable aux produits soumis à accise (alcools, boissons alcooliques et tabacs)
  4. Légifrance, code des impositions sur les biens et services, article L313-23 (petits producteurs indépendants de bière, en vigueur depuis le 1er janvier 2022)
  5. DGCCRF, Étiquetage des denrées alimentaires : les règles à connaître (fiche pratique, 23 juillet 2026)
  6. Entreprendre.Service-Public.fr, Quels allergènes doivent être mentionnés sur un produit alimentaire ? (vérifié le 23 octobre 2025)
  7. Divalto, ERP pour les vins et spiritueux (site officiel, consulté en octobre 2026)
  8. Sage, Sage X3 pour l'agroalimentaire (site officiel, consulté en octobre 2026)

Prêt à démarrer ?

Décrivez-nous votre situation, pas une liste de fonctionnalités.

Réponse sous un jour ouvré, en général par téléphone. Si un outil du marché suffit, nous vous le dirons.

Premier échange sans engagementCadrage avant chiffrage

AppelerDécrire mon problème